Wednesday, November 14, 2007

Les libéraux resserrent les rangs derrière Dion

Denis Dufresne - La Tribune
SHERBROOKE, le lundi 12 novembre 2007

...Les libéraux resserrent les rangs derrière leur chef Stéphane Dion et soutiennent qu'il sera en poste lors des prochaines élections fédérales.

Tel est du moins l'avis du député de la circonscription montréalaise d'Honoré-Mercier, Pablo Rodriguez, et du futur candidat de Compton-Stanstead, William Hogg.

"C'est toujours difficile au début et ça a été le cas de plusieurs chefs. Une élection permettrait à M. Dion de se battre à visage découvert et d'offrir une autre vision pour le pays", affirme M. Rodriguez, de passage à Sherbrooke.

William Hogg juge pour sa part que le chef du Parti libéral du Canada est l'homme tout désigné pour rallier le vote progressiste, de centre et de centre-gauche, "en ce moment réparti entre le Nouveau parti démocratique et le Bloc québécois".

Pablo Rodriguez ajoute que les positions du gouvernement conservateur sur le registre des armes à feu, le protocole de Kyoto et son appui à l'approche guerrière du président George W. Bush sapent la confiance des Canadiens.

Et si les Canadiens étaient tout simplement devenus plus conservateurs au plan idéologique?

"Non, ce n'est pas cela! M. Harper est d'ailleurs incapable de dépasser les 36 pour cent d'appuis. Il a le pouvoir, il fait des annonces, mais il ne va pas chercher davantage de support", affirme William Hogg, professeur d'études politiques à l'Université Bishop's.

"Je crois que même à l'intérieur du Parti conservateur il y a de la grogne. M. Harper ne parvient pas à aller chercher la majorité et il y a des gens qui parlent de reconstruire le Reform Party; "les purs et durs" ne sont pas contents!" dit-il.

Pablo Rodriguez fait remarquer que le récent discours du Trône a déplu aux Canadiens, notamment au Québec, en raison de l'absence de mesures pour les aînés et les régions.

"La réduction de la TPS, c'est six milliards $ de revenus en moins pour aider les PME et les aînés", illustre-t-il.

Tout en reprochant au chef conservateur de multiplier les votes de confiance, MM. Hogg et Rodriguez reconnaissent que le PLC ne serait pas prêt à des élections.

"Aucun parti n'est prêt pour des élections. Nous n'avons pas à aller en élections parce que M. Harper le veut, ni à imposer un nouveau scrutin de 350 millions $ aux Canadiens", lance le député d'Honoré-Mercier.

Néanmoins, dit-il, le PLC a déjà les deux tiers de ses candidats au pays et son programme est presque terminé.

Lorsqu'on lui signale que les sondages ne favorisent guère les libéraux, particulièrement au Québec où ils n'obtiennent que 20 pour cent d'appuis, William Hogg soutient que le parti peut remonter la pente.

"Il faut être honnête, le PLC a traversé des moments difficiles, particulièrement au Québec, et il y a eu de la contestation à l'interne. Mais au niveau national, il talonne les conservateurs, entre autres à Toronto et dans les Maritimes", fait-il valoir.
http://www.cyberpresse.ca/article/20071112/CPTRIBUNE/711120832/5206/CPACTUALITES

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